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| Une nouvelle étape pour le projet ARGO d’observation des océans par des robots autonomes : la barre des 2000 flotteurs en opération a été franchie
Décrire et prévoir l’océan en temps réel est un des défis majeurs de l’océanographie du 21ème siècle. Dès 1998, la communauté internationale se mobilise et prépare la première expérience internationale d'océanographie opérationnelle*. Parmi les toutes premières priorités : développer un réseau global d’instruments autonomes mesurant en temps réel la température et la salinité des océans ; un tel réseau est un complément indispensable aux mesures globales des satellites. Ce qui en 1998 n’était qu’un rêve est aujourd’hui une réalité. Figure 1 : Position et pays responsables des 2018 flotteurs en opération à la date du 19 septembre 2005. (Cliquez sur l'image pour l'agrandir). Source : ARGO.
Les déploiements ont commencé en 2000 et le réseau a maintenant atteint 2/3 de son objectif. Aujourd’hui, 2000 flotteurs Argo sont en opération dans les tous les océans et leurs données (73000 profils de température et de salinité par an, de la surface jusqu’à 2000 mètres de profondeur) sont la principale source d’information pour les chercheurs s’intéressant au climat et à l’océan ainsi que pour les centres d’analyse et de prévision océanique.
Fonctionnement des flotteurs profileurs
Figure 2 : Principe de fonctionnement d'un flotteur profileur. (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Source ARGO.
Plusieurs aspects du programme Argo sont uniques et exemplaires pour les systèmes d’observation de l’océan :
Argo est un programme de collaboration de chercheurs et d’agences dans quelque 23 pays, qui achètent ou construisent les flotteurs, les déploient en mer, et traitent leurs données. En 2005 plus de 850 de ces instruments ont été mis à l’eau, ce qui représente le nombre nécessaire pour maintenir le réseau de 3000 flotteurs actifs, compte tenu de leur durée de vie estimée à 4 ans. A ce rythme le réseau devrait être en place en 2007.
Quelques exemples d’utilisation des données Argo Les données ARGO peuvent être utilisées dans :
Une participation française très active La France est très active dans tous les aspects du programme ARGO : centre de données, développement de l’instrumentation, mise à l’eau des flotteurs, analyses scientifiques et océanographie opérationnelle. La contribution française à ce programme est coordonnée au sein du projet inter-organismes Coriolis (CNES, CNRS, Ifremer, IPEV, IRD, Météo-France, SHOM) : Centre de données : Le centre de données Coriolis, établi à Ifremer, reçoit et traite les données de plus de 300 flotteurs (français et étrangers), soit environ 7000 profils de température et de salinité. Il est également un des centres mondiaux ARGO ; il constitue à ce titre un portail d’accès à l’ensemble des données ARGO et assure la diffusion des données vers les services météorologiques et océanographiques. Instrumentation : Une instrumentation originale, le flotteur PROVOR, a été conçue en France, en partenariat entre l’IFREMER, et la société MARTEC. Plus de 450 de ces instruments, en diverses versions, ont été fabriqués et utilisés par plusieurs pays européens, ainsi qu’au Canada, en Chine, au Japon et en Inde. Des développements technologiques sont actuellement en cours pour ajouter de nouveaux capteurs et permettre la mesure de nouveaux paramètres océaniques. Mise à l’eau : La mise à l’eau des flotteurs dans tous les océans représente une tâche considérable. Les flotteurs français ont été déployés en première priorité en Atlantique Nord. Les zones d’intérêts se sont étendues progressivement vers l’Atlantique tropical et sud, ainsi que vers les océans Indien, Pacifique et Austral. Des navires français ont également contribué à des lâchers de flotteurs de laboratoires étrangers. Océanographie opérationnelle : Dans le cadre du projet inter-organismes MERCATOR (CNES, CNRS, Ifremer, IRD, Météo-France, SHOM) les données ARGO sont utilisées conjointement à celles des satellites pour décrire et prévoir en temps réel l’état de l’océan [en savoir plus]. Analyses scientifiques : Les principaux laboratoires de recherche participent, quant à eux, aux analyses scientifiques des données :
Pour plus d’informations contacter : Virginie Thierry (vthierry@ifremer.fr) Voir également : ARGO : http://www.argo.net Coriolis : http://www.coriolis.eu.org/coriolis_fr/ Mercator : http://www.mercator-ocean.fr *Expérience internationale GODAE (Global Ocean Data Assimilation Experiment). La France est fortement impliquée via les projets MERCATOR (centre de prévision), CORIOLIS (observations in-situ) et Jason (observations spatiales). L’objectif est de mettre en place un service intégré de surveillance et de prévision de l'océan global et régional. Les applications sont multiples : océan et climat, suivi de l’environnement, sécurité et transport maritime, suivi et prévision des pollutions accidentelles, amélioration de la gestion des ressources marines, applications offshore... | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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